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Voici des extraits de textes sacrés :



Ma négritude n'est pas une pierre, sa surdité ruée contre la clameur du jour. Ma négritude n'est pas une taie d'eau morte sur l'oeil mort de la terre. Ma négritude n'es ni une tour, ni une cathédrale. Elle plonge dans la chair rouge du sol. Elle plonge dans la chair ardente du ciel. Elle troue l'accablement opaque de sa droite patience.

Aimé Césaire (né en 1913, Martinique), cahier d'un retour au pays natal, la Poésie 2006.


La nuit, les chênes Veillent come les Piquets d'une armée. Bien faisante et Les Myrtilles jettent Leur roches de fleurs Eclairées bienvenues Revenues de la guerre Si tant voyagé Enfin rendu.

Chanson du voyageur - Zachary Richard (né en 1950, Acadie) dans Faire Récolté 1997.


"Il ne faut pas cogner sur les blessures du coeur. Il n'y a jamais prescription, ça fait toujours mal"

F. Hebrard.


Ô Capitaine ! Mon Capitaine ! Ô Capitaine ! mon Capitaine ! fini notre effrayant voyage, Le bateau a tous écueils franchis, le prix que nous quêtions est gagné, Proche est le port, j'entends les cloches, tout le monde qui exulte, En suivant des yeux la ferme carène, l'audacieux et farouche navire ; Mais ô coeur ! coeur ! coeur ! Oh ! les gouttes rouges qui lentement tombent Sur le pont où gît mon Capitaine, Etendu mort et glacé. Ô Capitaine ! mon Capitaine ! lève-toi et entends les cloches ! Lève-toi - c'est pour toi le drapeau hissé - pour toi le clairon vibrant, Pour toi bouquets et couronnes enrubannés - pour toi les rives noires de monde, Toi qu'appelle leur masse mouvante aux faces ardentes tournées vers toi; Tiens, Capitaine ! père chéri ! Je passe mon bras sous ta tête ! C'est quelque rêve que sur le pont, Tu es étendu mort et glacé. Mon Capitaine ne répond pas, pâles et immobiles sont ses lèvres, Mon père ne sent pas mon bras, il n'a ni pulsation ni vouloir, Le bateau sain et sauf est à l'ancre, sa traversée conclue et finie, De l'effrayant voyage le bateau rentre vainqueur, but gagné; Ô rives, Exultez, et sonnez, ô cloches ! Mais moi d'un pas accablé, Je foule le pont où gît mon Capitaine, Etendu mort et glacé.

Walt Whitman, Traduction du poème en français, d'après l'édition définitive du recueil Feuilles d'herbe, par Léon Bazalgette; 2 vol. Mercure de France (1922).


Il n'y a jamais eu de bonne guerre ni de mauvaise paix.

Benjamin Franklin.

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